Faites cette expérience en allant sur n’importe quel réseau social : Linkedin, Facebook, Twitter, Instagram…

A la souris ou en balayant du doigt sur votre mobile / tablette, parcourez une dizaine de contenus.

Demandez-vous sur lesquels votre oeil s’est arrêté.

Il y a de grandes chances pour qu’un des contenus qui vous ait le plus interpelé soit… une vidéo. Peut-être même avez-vous cliqué dessus.

Pourquoi ?

L’humain est un animal visuel

D’abord parce que la vidéo est une friandise pour notre cerveau : ça bouge, ça stimule notre curiosité et flatte notre appétit naturel pour tout ce qui est nouveau.

Ensuite, souvent, parce que plus qu’un texte ou une image, une vidéo transmet instantanément un nombre important d’informations et d’émotions. Nous avons appris à être sélectif et aller vers les contenus qui nous apportaient le plus de stimulations et d’informations.

Tout ça parce que nous sommes des animaux visuels, qui ont appris à interpréter le monde par ce qu’il donne à voir.

On a coutume d’expliquer que 80% de nos perceptions sensorielles passent par le canal visuel. Si vous demandait lequel des cinq sens (la vue, l’odorat, l’ouïe…) vous pourriez abandonner en cas de nécessité, vous feriez le choix de garder la vue à tout prix.

La majorité d’entre nous préfèrent “voir”

Pour preuve, voici les chiffres d’un sondage en ligne réalisé auprès de plus de 5000 personnes interrogées sur le sens qu’elles accepteraient de sacrifier :

La vue est le sens que les humains privilégient dans leur rapport au monde

On dit qu’une image vaut mille mots, alors imaginez ce que peuvent représenter une vidéo à 24 images par seconde 😉

Et en chiffres sur internet, que “pèse” la publication de vidéo ?

C’est simple : la plateforme de diffusion de vidéos Youtube est le deuxième site web le plus fréquenté au monde… derrière son propriétaire Google (chiffres Alexa).

Plus d’un Français sur deux va sur Youtube tous les jours.

Il le fait principalement sur un smartphone. Les vidéos regardées sur mobile représentent plus de 70 % de la durée de visionnage !

Les vidéos prennent le pouvoir sur les réseaux sociaux

Le succès de Youtube a logiquement encouragé Facebook à héberger à son tour des vidéos directement sur sa plateforme, avant que Linkedin ne rejoigne la tendance.

Pour Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, la vidéo va écraser progressivement tous les autres formats d’ici les prochaines années.

Car la vidéo est un aimant à attention.

Dans un monde où capter le temps de cerveau disponible représente un enjeu économique, ce n’est pas rien.

La plateforme, qui a été chahutée pour avoir grossi artificiellement les nombres de vues de publicités vidéos, revendique déjà 8 milliards de visionnages par jour (le chiffre officiel pour Youtube étant 5 milliards / jour).

Le trafic vidéo n’est déjà pas loin de représenter 80% du trafic mondial, seuil qui sera dépassé d’ici 2022 selon l’équipementier réseau Cisco.

Qu’importe les chiffres : les géants du net constatent un appétit féroce pour la vidéo. Et cela se passe sur l’ensemble des plateformes mondiales :

  • Facebook
  • Instagram
  • Linkedin
  • Youtube
  • Twitter
  • Whatsapp, etc.

Tout ce qui sert à communiquer exploite de plus en plus la vidéo : sites web, médias et journaux historiquement associés au texte, emailing.

De l’industrie au monde médical en passant par les services (immobilier, etc.), ce mode de communication deviendra un outil de plus en plus accessible, au même titre que le prospectus ou la carte de visite.

En quoi les pros sont-ils concernés par la vidéo ?

Une vidéo bien faite laisse des traces ou pousse à l’action.

D’après une étude relayée par Forbes.com, plus de la moitié des décideurs B2B qui regardent une vidéo en relation avec leurs centre d’intérêts en font un élément d’influence dans leur achat.

Ils poursuivent leur parcours de sensibilisation en allant regarder d’autres contenus, en consultant des sites web ou en prenant contact plus tard avec l’entreprise.

Il ne s’agit pas d’une réaction mécanique ni systématique : du temps peut se passer, et une minorité de personnes passera à l’action. On aura toutefois de plus en plus d’information sur ce public.

L’analytics en vidéo de plus en plus précis

On pourra quantifier les taux de conversion en visionnage, clics ou événements grâce à l’analytics.

Un exemple de statistiques de vues pour une vidéo partagée sur Linkedin

Mais ce qui est sûr, c’est que la vidéo devient un marche-pied à prendre en compte pour n’importe quelle action commerciale ou éditoriale.

Elle capte l’attention et permet d’inciter celui qui la regarde à réfléchir, agir, passer à l’action en allant sur un site, en s’inscrivant à un événement, en rejoignant une communauté, etc.

L’utilisation massive des smartphones, la démocratisation des appareils et des logiciels la rendent accessible au plus grand nombre.

N’importe quel débutant peut démarrer une chaîne Youtube, se filmer ou réaliser une courte séquence vidéo pour partager un avis sur Linkedin. Le reste est une affaire de qualité et d’efficacité du message.

Quels formats exploiter en vidéo ?

On peut identifier plusieurs types de vidéos dans le monde de l’entreprise et du marketing/communication, par durée décroissante.

En voici trois (parmi d’autres moins fréquents)

1. Le film d’entreprise (film institutionnel)

C’est la vidéo corporate qu’on projette en conférence, en assemblée d’actionnaires, à l’interne ou pour communiquer au long cours sur son site web.

La durée va de 2 et 10 minutes pour éviter de perdre l’attention d’une assemblée. Le film peut s’étendre pour prendre un format documentaire (13 / 26 / 52 minutes) en s’inspirant des codes de communication de la télévision.

La durée, la conception dépendent de l’objectif et du public visé (présenter l’entreprise, une nouvelle technologie, préparer une entrée en bourse, etc.)

2. Le film en Motion Design / Explainer vidéo

C’est la vidéo composée d’animations, de dessins ou d’éléments de présentation façon Powerpoint, pour résumer le concept autour d’un produit.

La vidéo dure entre 1 à 3 minutes en général. Il suffit d’aller sur un site de startup ou d’offre de logiciel dans le cloud pour en trouver.

3. L’email vidéo / le selfie vidéo

A l’aide d’une simple application gratuite ou payante, on se filme avec son téléphone et on partage en privé la vidéo dans un email à un prospect, ou publiquement sur un réseau social.

Cette prise de parole est répandue via les Facebook Live ou les partages de conseils d’experts en vidéo sur Linkedin.

Insérée dans un email en réponse à un prospect, la vidéo permet à un commercial de répondre de façon très personnalisée. Des outils comme BigVu.tv ou Dubb.com permettent de créer ces vidéos.

4. Le Teaser Video

Ce format récent, inspiré des médias et des youtubeurs permet de capter l’attention sur les réseaux sociaux. Il résumer l’information dans un format court, de 30 à secondes à une minute.

Il sert à sensibiliser, résumer un sujet ou encourager à aller plus loin : lire un article, s’inscrire à un événement, réserver une offre, acheter un produit…

Le format est particulièrement adapté à la publicité en ligne, et à la transposition en vidéo d’un post social qu’on aurait habituellement publié en texte/photo.


Didier Castelnau
Didier Castelnau

Didier Castelnau est fondateur du site Social Selling Club.