Vous avez une société, des responsabilités dans une entreprise et vous voulez trouver des clients.

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un client pour vous ?

Vous pouvez choisir : une star, un partenaire… ou un pigeon ?

Journaliste, éditeur de blog, vous avez une responsabilité

Apparemment, le volatile est un modèle pour certains ! Je pense à vous, journalistes, rédacteurs, experts, community managers qui nous parlez de marketing, de la vente ou du développement d’entreprise en nous montrant “Di Carpaccio” comme exemple d’illustration.

Pourquoi donc prendre pour vos articles, blogs ou sites corporate un modèle aussi pourri que le personnage incarné par Leonardo di Caprio dans Le Loup de Wall Street ?

Parce que, au moment même où la vente, le  commercial et même la gestion d’une entreprise n’ont pas beaucoup d’estime pour la plupart des gens, ILLUSTRER UN ARTICLE AVEC LEONARDO DI CAPRIO EST LA PIRE DES IDÉES POUR PARLER DE VENTE OU DE SUCCÈS EN AFFAIRES !

Sérieusement, un escroc comme modèle pour la vente ?

Bon sang, avez-vous vu le film Le Loup de Wall Street dont les images sont tirées ?

Je vous mets un extrait (parmi d’autres du même tonneau !) sur la création d’un script de vente au téléphone pour vous rappeler ce dont ça parle.

Si vous n’avez pas compris la scène : Di Captrio fait semblant d’enc… son client !

Je résume : Leonardo DiCaprio joue un escroc dont le seul souci est de faire du fric, prêt à tout pour faire du pognon et enfumer ses clients.

La méthode : mentir, dissimuler, manipuler et pour bien convaincre les gros clients avec un argumentaire imparable, les emmener aux p….

Quant à la loi, il s’en contrefout. Je cite une tirade du film au moment où le héros parle de délit d’initié :

Was this legal ? Absolutely fucking not !

Pour info, voici l’extrait concerné :

Voilà la belle image du commercial et de la réussite que vous contribuez à diffuser dans les esprits.

Montrez l’exemple aux débutants (et aux autres)

Feedback rapide sur mon parcours. Je ne viens pas du monde commercial, au départ j’y étais même très hostile pour des raisons éthiques. Mais comme j’ai créé plusieurs sociétés, puis aidé d’autres boîtes à faire des ventes pour se développer, j’ai dû apprendre à trouver des clients et me former au marketing et à la vente. J’encourage tout entrepreneur qui veut faire décoller ou pérenniser son activité à faire pareil.

Songez que 80% des entrepreneurs sont du monde technique. Parmi eux, au départ, beaucoup détestent la vente et en ont une image déplorable. La plupart fuient ce sujet et ne veulent pas ressembler à un bateleur de foire qui ferait passer des vessies pour des lanternes.

Ces professionnels doivent malgré tout identifier des stratégies, trouver des méthodes et choisir leurs modèles. Alors reprendre le héros joué par Leonardo di Caprio, dont les dent rayent le parquet sur douze étages, est la pire des idées.

Regardez le film avant d’en faire un exemple à suivre

Voici mon hypothèse concernant ceux qui prennent le film et ses images comme référence du succès :

  1. Soit vous n’avez pas vu le film Le Loup de Wall Street, ce qui peut arriver. Dans ce cas, regardez-le et tirez vos conclusions.
  2. Soit vous ne l’avez pas compris comme une dénonciation des dérives du ‘money business’. et c’est inquiétant.
  3. Soit le comportement du héros ne vous a pas choqué et vous n’y trouvez rien à redire, et même vous le trouvez inspirant… Là, c’est TRES inquiétant.

L’argent sans foi ni loi n’est pas un modèle.

Internet va encourager des pratiques vertueuses (j’espère)

Avec Internet, le développement des réseaux sociaux qui démultiplie la force de la recommandation mais aussi les risques de bashing,  on peut mettre en pratique des valeurs positives.

Du genre de celles qui nous font nous coucher plus épanoui en se sentant bien dans sa tête : respect, sincérité, sentiment d’avoir aidé et été utile, etc.

Le top, c’est que c’est compatible avec le business et que ça aide à vendre !

On peut donc profiter de la révolution numérique actuelle pour évangéliser autour de bonnes (et belles) pratiques. J’aurai l’occasion d’en reparler.

Bref, comment vous voyez vos clients ? Rockstar, partenaire… ou pigeon ?

Faites votre choix. Surtout si vous avez une responsabilité en éduquant les autres. Et si vous avez des idées concrètes d’actions autour de ça, j’aurai plaisir à les partager.


Didier Castelnau
Didier Castelnau

Didier Castelnau est fondateur du site Social Selling Club.